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Bio

Manuela Jara-Fortin est une artiste-collectionneuse québécoise-chilienne qui vit et travaille à Tiohtià:ke (Montréal). Artiste multidisciplinaire, sa pratique explore, transforme et imite la matière (in)organique  à travers la sculpture, l’installation et le mix média. Après avoir complété un baccalauréat en sciences de l’environnement à l’Université Laval (2020), elle obtient son baccalauréat en arts visuels (Studio Arts - Intermedia Video, Performance & Electronic Arts) à l’Université Concordia en 2023. Les convergences esthétiques et imaginaires de ses deux formations sont à la source de ses réflexions artistiques. Ses œuvres ont été présentées à la VAV Gallery (Montréal, QC), à Eastern Bloc (Montréal, QC) et à Espace Transmission (Montréal, QC). Elle travaille présentement sur la création de rencontre entre matières pour investiguer l’imaginaire temporel des lieux naturels qui nous entourent et notre place dans ceux-ci.

 

Manuela Jara-Fortin is a Quebecois and Chilean artist-collector who lives and works in Tiohtià:ke (Montreal). Her practice explores, transforms and imitates (in)organic matter through sculpture, installation and video art. After completing a bachelor's degree in Environmental Sciences at Université Laval (2020), she obtained her bachelor's degree in Visual Arts (Studio Arts - Intermedia Video, Performance & Electronic Arts) at Concordia University in 2023. The aesthetic and imaginary connections between her two educational backgrounds are the source of her artistic reflections. Her work has been presented at VAV Gallery (Montreal, QC) and Eastern Bloc (Montreal, QC). She is currently working on creating encounters between organic matter and investigating the temporal imaginary of the natural places that surround us and our place in them.

Démarche

Je m’intéresse présentement aux formes de langages visuels que permet l’ère de l’Anthropocène, où l'impact humain est la force dominante sur les matériaux naturels de la terre. Dans ce contexte, j’investigue les lieux qui nous entourent urbains comme naturels. À travers la sculpture, le mix média et l’image, je cherche à comprendre comment cette nouvelle aire géologique transforme les paysages d’un point de vue matériel et forme de nouvelles matières hybrides. Mes oeuvres prennent souvent la forme d’assemblages fragiles qui tentent de mettre de l’avant l’expressivité de la matière, dans ses possibilités et son potentiel.

 

Ma pratique se construit au fil des lieux, puis des objets que je trouve dans la ville, ou ailleurs, grâce au hasard, à l’errance et à la rencontre qu’elle soit spontanée ou planifiée. Déchets domestiques ou industriels, abandonnés ou petits bouts de terre, je les utilisent comme matériaux brutes pour en faire des assemblages. Une fois collectés, les objets trouvés sont classés puis cartographiés, me permettant ainsi de leur associé un lieu d’origine, une histoire.

 

Je m’intéresse aux objets qui au fil du temps et de leur présence sur le territoire ont muté vers de nouvelles formes, aux objets banals du quotidien qui ont une valeur matérielle. Le fil et la fibre textile sont utilisés comme liant entre matériaux. Laissant place à des discussions improbables entre matériaux contradictoires  : le fragile - le robuste, le vivant - l’inanimé, le lourd - le léger, l’organique - l’industriel.

 

Ainsi, je désire dévoiler au grand jour ce qui est juste là, mais ne peut être vu. Des objets inintéressants, laissés à l’abandon deviennent des artéfacts précieux et extraordinaires. Entre l’archéologie urbaine, la géologie de ruelle et un travail de taxonomie ludique, je poursuis les traces que l’on laisse comme espèce.

 

Cette démarche implique un engagement total et sensible avec le territoire. Ma création prend son sens dans l’acte de ralentissement. Alors que tout va trop vite, cette approche défie la croissance et l’accélération, elle propose de s’arrêter un temps pour voir - les craques dans les trottoirs, la moisissure qui s’accumule, les portails sous les roches.

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